La photographie, cette invention made in Bourgogne

Rédigé avec amour le 19 août 2016

En cette journée mondiale de la Photographie, on ne pouvait pas ne pas faire un petit billet sur l’une de nos fiertés régionales, l’homme par qui tout a commencé : Nicéphore Niépce !

Hé oui chers Bourgogne Lovers, vous qui êtes pendus à votre smartphone en train de shooter tout ce qui vous passe sous le nez. Si prendre une photo vous paraît si naturel, dîtes-vous bien que c’est grâce à ce Bourguignon !

Le petit Joseph (son vrai prénom) nait à Chalon-sur-Saône en 1765 dans une famille très aisée. Alors que tout le destine à devenir prêtre, il s’engage en 1792 dans l’armée révolutionnaire et adopte le surnom de Nicéphore. Marié à Angès Roméro, le couple s’installe à Nice avant de donner naissance à leur fils, Isidore, en 1796.

La famille revient s’installer en Bourgogne 10 ans plus tard et Nicéphore se consacre alors totalement à sa passion : l’invention. Avec son frère Claude, ils tavaillent sur plusieurs projets, notamment la fabrication d’un moteur à combustion interne, le pyréolophore. Malheureusement leurs recherches coûtent cher et la famille s’endette lourdement. Claude part alors s’installer à Londres pour tenter de vendre leur moteur et continuer ses propres travaux.

Nicephore-Niepce

Crédit photo Wikipédia

1816 marque le début de nouvelles recherches pour Nicéphore. Il pense pouvoir créer des images à partir de la lumière. Imaginez bien qu’à l’époque, il devait passer pour un fou auprès de ses contemporains : on ne connaissait alors que les images peintes ou dessinées, souvent uniques ou, au mieux, reproduites grâce à des techniques de gravure ou de lithographie.

Lors de premiers essais, il utilise des plaques recouvertes de chlorure d’argent et réussit à transformer la lumière en image. Malheureusement, celle-ci ne se fixe pas.

C’est le bitume de Judée qui va lui permettre de trouver la solution. Grâce à lui, l’image ne disparaît plus. Il invente alors l’héliographie.

En 1827, il place une « Camera Obscura » (littéralement « boîte noire » en latin) près de la fenêtre de son bureau. Plusieurs heures plus tard, il en ressort la toute première photographie : la fameuse vue sur la volière de sa maison à Saint-Loup-de-Varennes.

800px-View_from_the_Window_at_Le_Gras,_Joseph_Nicéphore_Niépce,_uncompressed_UMN_source

Bon, on vous l’accorde, c’est un peu flou. Mais imaginez la réaction de Nicéphore lorsque qu’il a vu ce résultat !

Il s’associe ensuite à Daguerre avec qui il travaille pendant près de cinq ans.

Malheureusement Nicéphore meurt prématurément, aucune de ses inventions n’est alors officiellement reconnue. On attribuera finalement l’invention de la photographie à Daguerre et à son Daguerréotype.

Vous vous doutez bien qu’il nous fallait rétablir la vérité. L’invention de la photographie est bel et bien Bourguignonne ! (Les inventeurs d’Instagram peuvent nous remercier !)

Si le cœur vous en dit vous pouvez marcher sur les pas de notre cher Nicéphore, notamment en visitant le Musée Niépce à Chalon-sur-Saône ou la Maison Nicéphore Niépce à Saint-Loup-de-Varennes.

 

La photographie, cette invention made in Bourgogne

Rédigé avec amour le 19 août 2016

En cette journée mondiale de la Photographie, on ne pouvait pas ne pas faire un petit billet sur l’une de nos fiertés régionales, l’homme par qui tout a commencé : Nicéphore Niépce !

Hé oui chers Bourgogne Lovers, vous qui êtes pendus à votre smartphone en train de shooter tout ce qui vous passe sous le nez. Si prendre une photo vous paraît si naturel, dîtes-vous bien que c’est grâce à ce Bourguignon !

Le petit Joseph (son vrai prénom) nait à Chalon-sur-Saône en 1765 dans une famille très aisée. Alors que tout le destine à devenir prêtre, il s’engage en 1792 dans l’armée révolutionnaire et adopte le surnom de Nicéphore. Marié à Angès Roméro, le couple s’installe à Nice avant de donner naissance à leur fils, Isidore, en 1796.

La famille revient s’installer en Bourgogne 10 ans plus tard et Nicéphore se consacre alors totalement à sa passion : l’invention. Avec son frère Claude, ils tavaillent sur plusieurs projets, notamment la fabrication d’un moteur à combustion interne, le pyréolophore. Malheureusement leurs recherches coûtent cher et la famille s’endette lourdement. Claude part alors s’installer à Londres pour tenter de vendre leur moteur et continuer ses propres travaux.

Nicephore-Niepce

Crédit photo Wikipédia

1816 marque le début de nouvelles recherches pour Nicéphore. Il pense pouvoir créer des images à partir de la lumière. Imaginez bien qu’à l’époque, il devait passer pour un fou auprès de ses contemporains : on ne connaissait alors que les images peintes ou dessinées, souvent uniques ou, au mieux, reproduites grâce à des techniques de gravure ou de lithographie.

Lors de premiers essais, il utilise des plaques recouvertes de chlorure d’argent et réussit à transformer la lumière en image. Malheureusement, celle-ci ne se fixe pas.

C’est le bitume de Judée qui va lui permettre de trouver la solution. Grâce à lui, l’image ne disparaît plus. Il invente alors l’héliographie.

En 1827, il place une « Camera Obscura » (littéralement « boîte noire » en latin) près de la fenêtre de son bureau. Plusieurs heures plus tard, il en ressort la toute première photographie : la fameuse vue sur la volière de sa maison à Saint-Loup-de-Varennes.

800px-View_from_the_Window_at_Le_Gras,_Joseph_Nicéphore_Niépce,_uncompressed_UMN_source

Bon, on vous l’accorde, c’est un peu flou. Mais imaginez la réaction de Nicéphore lorsque qu’il a vu ce résultat !

Il s’associe ensuite à Daguerre avec qui il travaille pendant près de cinq ans.

Malheureusement Nicéphore meurt prématurément, aucune de ses inventions n’est alors officiellement reconnue. On attribuera finalement l’invention de la photographie à Daguerre et à son Daguerréotype.

Vous vous doutez bien qu’il nous fallait rétablir la vérité. L’invention de la photographie est bel et bien Bourguignonne ! (Les inventeurs d’Instagram peuvent nous remercier !)

Si le cœur vous en dit vous pouvez marcher sur les pas de notre cher Nicéphore, notamment en visitant le Musée Niépce à Chalon-sur-Saône ou la Maison Nicéphore Niépce à Saint-Loup-de-Varennes.